La fascinante démocratie du Rojava

Le contrat social de la Syrie du nord

par BANCE Pierre

Couverture d’ouvrage : La fascinante démocratie du Rojava
Éditions :Livre
ISBN : 979-10-93784-17-5
Taille : 15,00 x 21,00 cm
Pages : 600

Le Rojava n’est pas seulement une épopée militaire des Kurdes de Syrie contre  
l'État islamique, un havre d’émancipation pour les femmes, un imbroglio diplo-
matique digne de l’histoire moyen-orientale, un destin que l’on craint tragique,  
c’est aussi et d’abord une expérience politique et sociale inédite et fascinante.
PIERRE BANCE
Inédite, car elle lie, dans un même contrat social, la démocratie directe et le parle-
mentarisme. Alliage improbable de communes autonomes, d’assemblées législa-
tives et de conseils exécutifs fédérés. Fascinante, parce que fondée sur les droits de  
l’homme, les libertés fondamentales et l’écologie sociale, elle s’exprime au cœur  
d’un Proche-Orient pétri de dictatures, de démocraties chaotiques, d’États-nations  
aux visées hégémoniques, au milieu de sociétés aux coutumes patriarcales et aux  
pratiques religieuses conservatrices. Fascinante encore quand elle réussit à unir  
dans une même auto-administration, à égalité de droits et de devoirs, les peuples  
kurde, arabe, assyrien, chaldéen, turkmène, arménien, tchéchène, tcherkesse...  
de diverses confessions musulmanes, chrétiennes et yézidie, là où dominait la loi  
du plus fort.
Sans doute, tout ne fonctionne pas à merveille au nord de la Syrie. Comment  
pourrait-il en aller autrement avec la guerre impérialiste ottomane d’Erdoğan, la  
pression des obscurantistes du djihad, les menaces d’Assad de réinvestir le territoire  
et les trahisons des alliés russes et occidentaux. Néanmoins, tant les avancées en  
matière de droits et libertés que les expériences institutionnelles originales menées  
au Rojava intéresseront tous les démocrates qui cherchent à refonder un système  
de représentation déconsidéré. Comme ceux qui, de par le monde, aspirent à une  
société libérée de toute domination, car l’Administration autonome de la Syrie  
du Nord et de l’Est soulève la question de fond: comment se passer de l’État et  
dépasser le capitalisme?

L’auteur
Pierre Bance, docteur d’État en droit, ancien directeur des Éditions Droit et So-
ciété, est l’auteur d’Un autre futur pour le Kurdistan ? Municipalisme libertaire et  
confédéralisme démocratique (Noir et Rouge, 2017). Ses travaux sont publiés sur  
le site Autre futur (http://www.autrefutur.net/).

Parution :
Maison d’édition : Noir & Rouge
Genres :
Extrait :

Le Rojava n’est pas seulement une épopée militaire des Kurdes de Syrie contre
l'État islamique, un havre d’émancipation pour les femmes, un imbroglio diplo-
matique digne de l’histoire moyen-orientale, un destin que l’on craint tragique,
c’est aussi et d’abord une expérience politique et sociale inédite et fascinante.
PIERRE BANCE
Inédite, car elle lie, dans un même contrat social, la démocratie directe et le parle-
mentarisme. Alliage improbable de communes autonomes, d’assemblées législa-
tives et de conseils exécutifs fédérés. Fascinante, parce que fondée sur les droits de
l’homme, les libertés fondamentales et l’écologie sociale, elle s’exprime au cœur
d’un Proche-Orient pétri de dictatures, de démocraties chaotiques, d’États-nations
aux visées hégémoniques, au milieu de sociétés aux coutumes patriarcales et aux
pratiques religieuses conservatrices.

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Fascinante encore quand elle réussit à unir
dans une même auto-administration, à égalité de droits et de devoirs, les peuples
kurde, arabe, assyrien, chaldéen, turkmène, arménien, tchéchène, tcherkesse...
de diverses confessions musulmanes, chrétiennes et yézidie, là où dominait la loi
du plus fort.
Sans doute, tout ne fonctionne pas à merveille au nord de la Syrie. Comment
pourrait-il en aller autrement avec la guerre impérialiste ottomane d’Erdoğan, la
pression des obscurantistes du djihad, les menaces d’Assad de réinvestir le territoire
et les trahisons des alliés russes et occidentaux. Néanmoins, tant les avancées en
matière de droits et libertés que les expériences institutionnelles originales menées
au Rojava intéresseront tous les démocrates qui cherchent à refonder un système
de représentation déconsidéré. Comme ceux qui, de par le monde, aspirent à une
société libérée de toute domination, car l’Administration autonome de la Syrie
du Nord et de l’Est soulève la question de fond: comment se passer de l’État et
dépasser le capitalisme?

L’auteur
Pierre Bance, docteur d’État en droit, ancien directeur des Éditions Droit et So-
ciété, est l’auteur d’Un autre futur pour le Kurdistan ? Municipalisme libertaire et
confédéralisme démocratique (Noir et Rouge, 2017). Ses travaux sont publiés sur
le site Autre futur (http://www.autrefutur.net/).

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UN AUTRE FUTUR POUR LE KURDISTAN ?

Municipalisme libertaire et confédéralisme démocratique

par BANCE Pierre

Couverture d’ouvrage : UN AUTRE FUTUR POUR LE KURDISTAN ?
Éditions :Livre
ISBN : 979-10-93784-12-0
Taille : 15,00 x 21,00 cm
Pages : 400

Le Confédéralisme démocratique serait-il la dernière chance du socialisme ?

Alors qu’un peu partout dans le monde revient le débat sur la démocratie (représentative, participative ou directe), sur l’organisation (parti, autonomie ou fédéralisme), sur la stratégie (conquête du pouvoir ou action en marge), sur l’autre futur (État démocratique ou société sans État), la révolution que mènent les kurdes en Turquie et en Syrie apporte des réponses concrètes, particulièrement au Rojava libéré de Bachar al-Assad et de l'État islamique. Des réponses porteuses d’autant d’interrogations :
● La société sans État est un but affirmé sans ambiguïté, mais, pour y arriver, la phase transitoire d’autonomie démocratique est-elle la meilleure voie ?
● La démocratie directe est proclamée, mais est-elle exercée ?
● Le parti devrait céder devant la fédération des communes autonomes, mais en a-t-il l’intention ?
● Le pouvoir est à détruire, un proto-gouvernement répond-il à cette finalité ?
À ces questions ce livre apporte des éléments de réponse tant sur les bases théo-riques du municipalisme libertaire et du confédéralisme démocratique que sur leur mise en oeuvre dans les institutions et la société, pour que chacun se fasse une opinion.

UN AUTRE FUTUR POUR LE KURDISTAN ?
Municipalisme libertaire et confédéralisme démocratique
Pierre Bance

Dans la presse, chez les militants de gauche ou les politologues, on parle beaucoup des exploits des combat-tants et combattantes kurdes. Pour-quoi réussissent-ils, là où les autres échouent ? Parce qu’au-delà de la défense de leur identité, une idée nouvelle leur fait espérer un autre futur : le confédéralisme démocratique. Et de cela, on ne parle pas.
Au début des années 2000, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) abandonne le marxisme-léninisme et son ambition de construire un État-nation kurde. Il adopte alors l’idée et la stratégie du confédéralisme démocra-tique pensé par son leader, Abdullah Öcalan, lui-même fortement influencé par le municipalisme libertaire du phi-losophe américain Murray Bookchin qui place l’écologie sociale comme moteur de la révolution. Les organisa-tions de la société civile (associations, syndicats, coopératives, communau-tés ethniques et religieuses, partis…) se mettent en réseau sans que leur stratégie exclut la conquête de munici-palités et l’élection de parlementaires. Le but est de marginaliser l'État et finir par le rendre inutile, tout comme le capitalisme. Le confédéralisme démo-cratique ne se limite pas au Kurdistan, il a une vocation universelle.
En Turquie, le PKK souhaitait aban-donner la lutte armée pour se consa-crer à la fédération, déjà bien engagée, des communautés kurdes dans le cadre d’une nouvelle constitution tur-que. Le processus de paix ayant été rompu en 2015 par le gouvernement turc, une lutte acharnée se poursuit sur les terrains militaire, social et politique.
Au Nord de la Syrie, le Rojava, sous contrôle du Parti de l’union démo-cratique (PYD), s’organise selon l’auto-nomie démocratique, phase préalable au confédéralisme démocratique. Un « gouvernement » appelé auto-administration démocratique assure la gestion de la région. Ce pouvoir se dissoudra-t-il dans la société civile confédérée ou maintiendra-t-il un État ? Dit autrement, le fédéralisme libertaire sera-t-il assez fort pour vaincre le fédéralisme politique mis en place et justifié par la conduite d’une guerre incertaine ?
Tout n’est pas parfait au Rojava, l'État n’a pas disparu, la démocratie directe est loin d’être générale, et le fédéra-lisme libertaire des communes auto-administrées balbutie. Cependant, trouve-t-on ailleurs une telle volonté radicale de changement dans un contexte politique, culturel et militaire si peu propice ? La révolution ne se fait pas en un jour, alors pourquoi douter que les Kurdes parviennent à cons-truire un autre futur d’émancipation ? Leur expérience est un exemple, non un modèle, pour sortir de l’impasse dans laquelle se trouve le mouvement social.

L’auteur
Pierre Bance, docteur d’État en droit, a été directeur des Éditions Droit et Société de 1985 à 2008. Anarchiste et syndicaliste, ses derniers travaux sont publiés sur le site Autre futur.net (http://www.autrefutur.net/).

Parution :
Maison d’édition : Noir & Rouge
Genres :

Nestor Makhno

Le Cosaque libertaire 1888-1934

par SKIRDA Alexandre

Couverture d’ouvrage : Nestor Makhno
Éditions :Livre
ISBN : 9782905291875
Taille : 15,00 x 25,00 cm
Pages : 491

Le prodigieux destin de Nestor Makhno (1888-1934), paysan anarchiste ukrainien, sert de trame à ce livre haletant qui raconte la chute de l'empire des tsars et les convulsions de la guerre civile qui ensanglanta la Russie entre 1917 et 1921.
Stratège redoutable, animé d'une bravoure hors du commun, Makhno se retrouve à la tête d'une véritable armée insurrectionnelle. Comme au temps des grandes chevauchées de l'Histoire, les combats décisifs, en ce XXè siècle, se jouent au cours de charges fantastiques et de corps à corps acharnés - au sabre - entre cosaques des divers camps : cavalerie rouge de Boudienny, Cosaques du Don et du Kouban (alliés des blancs), nationalistes ukrainiens et partisans makhnovistes.
Une société "sans maîtres ni esclaves, sans riches ni pauvres" : voilà l'idéal pour lequel luttent Makhno et les siens. Cet idéal, ils le mettent en pratique en créant "les soviets libres", si différents de ceux vidés de tout sens par la dictature d'un parti-état. Les organes de base d'une démocratie directe sont ainsi mis en place.
S'appuyant sur une immense documentation à laquelle peu d'historiens ont eu accès, cet ouvrage nous aide à mieux comprendre pourquoi et comment une révolution commencée sous les meilleurs auspices put déboucher sur une impasse totale. Un moment capital de l'histoire contemporaine apparaît en pleine lumière.

Parution :
Maison d’édition : Les éditions de Paris
Genres :

bolo’bolo

une utopie pour l'an 2000?

par P.M.

Couverture d’ouvrage : bolo’bolo
Éditions :Livre
ISBN : 2-8290-0066-8
Taille : 11,50 x 16,50 cm
Pages : 180

Bolo’Bolo est un essai écrit en 1983 par le mystérieux « p.m. », un écrivain suisse de langue allemande que l’on suppose né en 1946 (à moins qu’il ne s’agisse d’un non moins mystérieux collectif « PostModerne »). Après avoir rappelé les horreurs bien connues de la « Machine Travail » planétaire, PM propose un nouvel agencement qui nous permettrait de lui échapper. Cet agencement repose sur les « bolos », des sortes de communautés productives, dotées d’une identité culturelle particulière, des « foyers d’appropriation des valeurs d’usage » susceptibles de se fédérer librement dans des ensembles plus vastes. Une nouvelle langue l’« Asa’Pili », est élaborée pour définir les éléments de bases du nouveau contrat planétaire qui lie les bolos entre eux. « BOLO‘BOLO est l'une de ces manœuvres irréalistes, amorales et égoïstes qui détournent l'attention des luttes contre le pire. BOLO‘BOLO est aussi une modeste proposition pour un nouvel arrangement sur notre vaisseau spatial après la disparition de la Machine. ». En 1998, Bolo’bolo a été enrichie d’une préface intitulée « La mort lente de l’économie », dans laquelle PM nous donne quelques indications sur les possibles manières de réaliser Bolo’bolo et sur la phase de transition qui doit nous y conduire. Grand classique de l’utopie, Bolo’Bolo est un catalogue génial, une réserve d’idées lumineuses ou loufoques, une provision de solutions pratiques, que chacun pourra employer pour construire le nouveau monde !

Parution :
Maison d’édition : Editions d'En Bas
Genres :

La Collectivisation en Espagne

1936 : une révolution autogestionnaire

par COLLECTIF Rehdic

Couverture d’ouvrage : La Collectivisation en Espagne
Éditions :Livre
ISBN : 978-2-9157-3138-5
Taille : 11,00 x 17,00 cm
Pages : 110

En 1936, en Espagne, la gauche gagne les élections. Une partie de la population décide d’aller plus loin et s’organise selon les principes de l’anarcho-syndicalisme. En 1936, face au putsch de Franco, des régions entières du pays mettent en place ce que l’on définissait encore comme une utopie : le communisme libertaire. La victoire fasciste viendra clore cette expérimentation à nulle autre pareille.

Ce livre décrit ce qu’elle fut concrètement, puis l’illustre par le témoignage d’un paysan de la collectivité de Calanda.

Une excellente première approche de la révolution espagnole. A compléter par la lecture de “La Tragédie de l’Espagne” pour avoir une vision d’ensemble de ce temps majeur de l’histoire moderne des utopies.

Parution :
Maison d’édition : Éditions CNT-RP
Genres :

Panorama des groupes révolutionnaires armés français

de 1968 à 2000

par EL MOUKADEM Hazem

Couverture d’ouvrage : Panorama des groupes révolutionnaires armés français
Éditions :Livre
ISBN : 978-2-84761-801-3
Taille : 13,00 x 18,00 cm
Pages : 368

Une chronologie commentée des mouvements révolutionnaires armés français de 1968 à 2000.
La France semble atteinte d'un étrange syndrome, qui fait que ses frontières semblent la protéger de tous les maux. Il en a été ainsi du nuage radioactif de Tchernobyl, qui a survolé tous les pays voisins, mais qui a eu le bon goût de contourner l'hexagone. De même la crise qui touche nos amis grecs, italiens, espagnols, anglais… nous épargne étrangement, malgré quelques remous ici et là – mais on sait que nos chômeurs sont des fainéants, nos ouvriers de mauvais coucheurs, nos amis étrangers et rroms des égoïstes qui n‘ont aucune reconnaissance pour les gouvernants, et nos taulards des gens de mauvaise fois.
Ainsi, d'après ce qu'on nous affirme ici et là, pendant les « années de plomb », si des mouvements révolutionnaires armés se sont exprimés en Allemagne, en Italie et un peu partout en Europe, il n'y aurait rien eu de particulier en France. Enfin rien de réellement notable. Même pas de quoi en écrire l'histoire. Dixit les July, Glucksmann, Castro, BHL, et tant d'autres, aujourd'hui occupant tous des postes de pouvoir, tant dans la presse, la culture, la politique que l'économie…
Toutes les politiques institutionnelles de ce pays semblent fonctionner désormais avec, comme base affirmée, la négation du mouvement armé. Une des tâches de l'antiterrorisme est d'ailleurs de fabriquer de l'unanimité autour de la dépolitisation et de la criminalisation des résistances du mouvement révolutionnaire.
Et force est de constater qu'en France, l'extrême gauche, pour l'essentiel, a participé à ce large consensus.

Parution :
Maison d’édition : Al Dante
Genres :

Indios sans roi

Rencontres avec des femmes et des hommes du Chiapas

par BELLANI Orsetta

Couverture d’ouvrage : Indios sans roi
Éditions :Livre
ISBN : 978-2-35104-102-4
Taille : 14,50 x 21,00 cm
Pages : 152

(Traduit de l’italien par Isabelle Felici et Alessandra Giro)

Cet ouvrage, qui a par bien des aspects la forme d’un carnet de route, nous rapproche au plus près des communautés zapatistes du Chiapas. Les personnes qui ne seraient pas informées sur l’insurrection zapatiste y trouvent des éléments pour remonter aux origines du mouvement tandis que les autres y puisent des informations actualisées et sans doute des ouvertures sur des aspects peu connus de la vie des communautés. Chaque thématique est abordée par le biais d’une rencontre avec des femmes et des hommes engagés au quotidien, qui ont pris en main le changement et agissent par le bas. Il n’est pas question d’encenser les zapatistes, présentés avec l’approche critique nécessaire, mais bien de rappeler que le changement est toujours en acte au Chiapas, même si les zapatistes ne font plus la une de la grande presse… À leur façon ces hommes et ces femmes montrent qu’un autre monde est possible.

Orsetta Bellani est journaliste indépendante et collabore à différents périodiques. Depuis 2009, elle voyage entre l’Italie et l’Amérique latine et écrit des reportages, principalement à propos des questions sociales, des droits de l’homme et des violences vécues au quotidien en Amérique latine. Depuis qu’elle a mis le pied au Chiapas, elle soutient le mouvement zapatiste.

Parution :
Maison d’édition : Atelier de Création Libertaire
Éditeurs :
Genres :