Qu’est-ce que l’État ?

par GARCIA CALVO Agustin

Couverture d’ouvrage : Qu’est-ce que l’État ?
Éditions :Livre
ISBN : 978-2-35104-6
Taille : 11,00 x 18,00 cm
Pages : 96

Ainsi, «  État  » est une idée dominante  : elle est constamment utilisée dans le langage politique et jusque dans le langage ordinaire  : elle est utilisée comme si l’on savait ce qu’elle signifiait. Alors, en nous demandant ce que c’est, il peut se passer deux choses  : si vraiment il s’agissait d’une idée définie, si l’on savait ce que c’était, nous ne ferions que dire ce qui était déjà dit, expliquer ce qui était déjà su  ; mais s’il n’en était pas ainsi, si jamais l’emprise de cette idée sur les gens se fondait en partie sur le fait que l’on ne savait pas bien ce qu’était «  État  », alors la question pourrait agir de façon perturbatrice, créatrice, c’est-à-dire destructrice.

Agustín García Calvo (1926-2012) était un philologue, linguiste, poète, dramaturge, essayiste et maître de plusieurs générations d’incrédules et de rebelles.

Traduit de l’espagnol par Manuel Martinez et Marjolaine François.

Parution :
Maison d’édition : Atelier de Création Libertaire
Genres :

Indignez-vous !

par HESSEL Stéphane

Couverture d’ouvrage : Indignez-vous !
Éditions :Livre
ISBN : ISBN 978-2-911939-76-1
Pages : 32

Certes, les raisons de s’indigner dans le monde complexe d’aujourd’hui peuvent paraître moins nettes qu’au temps du nazisme. Mais « cherchez et vous trouverez » : l’écart grandissant entre les très riches et les très pauvres, l’état de la planète, le traitement fait aux sans-papiers, aux immigrés, aux Roms, la course au « toujours plus », à la compétition, la dictature des marchés financiers, jusqu’aux acquis bradés de la Résistance – retraites, Sécurité sociale…

Pour être efficace, il faut, comme hier, agir en réseau : Attac, Amnesty, la Fédération internationale des Droits de l’homme… en sont la démonstration. Alors, on peut croire Stéphane Hessel, et lui emboîter le pas, lorsqu’il appelle à une « insurrection pacifique ».

Extrait :

« Je crois effectivement que la non violence détient l’avenir. La non-violence détient le progrès de l’humanité. La violence ne les détient pas, même si on ne peut éviter la violence et par conséquent la condamner.

Et là, je rejoins Sartre, on ne peut pas condamner les terroristes qui jettent des bombes, on peut les comprendre. Sartre écrit en 1947 : « Je reconnais que la violence sous quelque forme qu’elle se manifeste est un échec. Mais c’est un échec inévitable parce que nous sommes dans un univers de violence. Et s’il est vrai que le recours à la violence reste la violence qui risque de la perpétuer, il est vrai aussi c’est l’unique moyen de la faire cesser. » A quoi j’ajouterais que la non-violence est un moyen plus sûr de la faire cesser.

On ne peut pas soutenir les terroristes comme Sartre l’a fait au nom de ce principe pendant la guerre d’Algérie, ou lors de l’attentat des jeux de Munich, en 1972, commis contre des athlètes israéliens. Ce n’est pas efficace et Sartre lui-même finira par s’interroger à la fin de sa vie sur le sens du terrorisme et à douter de sa raison d’être. Se dire, la violence n’est pas efficace, ça, c’est bien plus important que de savoir si on doit condamner ou pas ceux qui s’y livrent.

Le terrorisme n’est pas efficace. Dans la notion d’efficacité, il faut une espérance non violente. S’il existe une espérance violente, c’est dans la poésie de Verlaine : « Que l’espérance est violente » ; pas en politique. A nouveau, je cite Sartre, ses tout derniers mots en mars 1980, à trois semaines de sa mort : « Il faut essayer d’expliquer pourquoi le monde de maintenant, qui est horrible, n’est qu’un moment dans le long développement historique, que l’espoir a toujours été une des forces dominantes des révolutions et des insurrections, et comment je ressens encore l’espoir comme ma conception de l’avenir. »

Il faut comprendre que la violence tourne le dos à l’espoir. Il faut lui préférer l’espérance, l’espérance de la non violence. C’est le chemin que nous devons apprendre à suivre. Aussi bien du côté des oppresseurs que des opprimés, il faut arriver à une négociation pour faire disparaître l’oppression ; c’est ce qui permettra de ne plus avoir de violence terroriste. C’est pourquoi il ne faut pas laisser s’accumuler trop de haine. »

Parution :
Maison d’édition : Indigène Editions
Genres :

Anarchistes et fiers de l’être

Six essais et une autobiographie

par BERTOLO Amedeo

Couverture d’ouvrage : Anarchistes et fiers de l’être
Éditions :Livre
ISBN : 978-2-35104-107-9
Taille : 14,50 x 21,00 cm
Pages : 240

Amedeo Bertolo (1941-2016) mena toujours de pair une intense activité d’élaborations et d’échanges théoriques, avec l’organisation et la participation à des colloques internationaux, l’animation de revues et de maisons d’édition, et simultanément une activité militante tout aussi importante au sein de groupes anarchistes, accompagnant les efforts pour les fédérer, et un engagement dans des luttes comportant souvent des risques personnels. Ce volume réunit ses principales contributions à la pensée anarchiste.

-  Pour une définition des nouveaux patrons
-  La mauvaise herbe subversive  : Notes d’anarchisme à la sauce autogestionnaire et d’autogestion à la sauce anarchiste
-  L’imaginaire subversif
-  Pouvoir, autorité, domination
-  Au-delà de la démocratie, l’anarchie
-  Les fanatiques de la liberté
-  Éloge du cidre

Préfaces de Tomás Ibañez et Eduardo Colombo

Coédition avec la revue semestrielle Réfractions

Parution :
Maison d’édition : Atelier de Création Libertaire
Éditeurs :
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