Qu’est-ce que l’écologie sociale ?

par BOOKCHIN Murray

Couverture d’ouvrage : Qu’est-ce que l’écologie sociale ?
Éditions :Livre
ISBN : 978-2-35104-058-4
Pages : 54

La domination qu’exercent les riches sur les pauvres, les hommes sur les femmes, les vieux sur les jeunes, se prolonge dans la domination que les sociétés fondées sur la hiérarchie exercent sur leur environnement. Et de même que ces relations de domination aliènent les personnes – c’est-à-dire détruisent ou réduisent leur potentialité humaine –, de même ces sociétés hiérar­chiques détruisent la nature. Mener une politique écologique appelle donc une mutation des rapports politiques au sein de la société : « protéger la nature » suppose l’émancipation sociale.

Ce texte est la traduction du premier chapitre de l’ouvrage de Murray Bookchin (14/01/1921 - 30/07/2006), The Ecology of Freedom : the Emergence and Dissolution of Hierarchy, publié à Palo Alto en Californie en 1982. Nous l’avons publié une première fois en 1989 puis réédité en 1999, 2003 et en 2007. Les demandes répétées montrent qu’il n’a rien perdu de son intérêt. L’introduction provient de la version italienne publiée à Milan chez nos ami.e.s des éditions Elèuthera et la préface à la quatrième édition a été rédigée par Hervé Kempf.

Parution :
Maison d’édition : Atelier de Création Libertaire
Genres :

Introduction à la philosophie écologique et politique de l’anarchisme

par CLARK John P

Couverture d’ouvrage : Introduction à la philosophie écologique et politique de l’anarchisme
Éditions :Livre
ISBN : 978-2-35104-079-9
Pages : 80

Face à la crise des idéologies de droite et de gauche, les trois essais proposés dans cette brochure («  Qu’est-ce que l’anarchisme  ?  », «  La politique de libération  : de la classe à la culture  », «  L’anarchisme et la crise mondiale actuelle  ») ouvrent une autre perspective  : le communautarisme anarchiste à propos duquel, tôt ou tard, doit s’interroger tout écologiste et tout théoricien de la «  libération  ». Mais aussi question pour toute philosophie alternative à la «  politique de l’autruche  » qui consiste à ne réagir qu’au coup par coup au lieu de décider dès maintenant d’orienter son destin.

(Réédition de l’ouvrage de 1993)

Parution :
Maison d’édition : Atelier de Création Libertaire
Genres :

Comment un anarchiste a découvert la Terre : Élisée Reclus

suivi de « Éducation pour la Terre ou éducation pour l’Empire  ? »

par CLARK John P

Couverture d’ouvrage : Comment un anarchiste a découvert la Terre : Élisée Reclus
Éditions :Livre
ISBN : 978-2-35104-122-2
Taille : 11,00 x 18,00 cm
Pages : 80

Reclus voyait dans la Première Internationale une étape clé dans la naissance d’une véritable solidarité mondiale, et dans le développement de notre capacité à «  prendre définitivement conscience de notre humanité solidaire, faisant corps avec la planète elle-même, embraser du regard nos origines, notre présent, notre but rapproché, notre idéal lointain  ».

Ces lignes décrivent également les hautes aspirations d’une géographie anarchiste qui, si elle reste fidèle à l’héritage de Reclus, est une «  science de la Terre  », au sens le plus fort.

John. P. Clark est un écrivain et activiste anarchiste. Son prochain livre, Between Earth and Empire, sera publié par PM Press. Il est directeur de l’Institut La Terre pour la communauté et l’écologie, un projet éducatif et organisationnel situé à la Nouvelle-Orléans et sur un terrain de 35 hectares dans la forêt côtière du Golfe du Mexique. Il est membre du Syndicat des travailleurs de l’éducation de l’IWW.

Traduit de l’anglais nord-américain par Lougar Raynmarth

Parution :
Maison d’édition : Atelier de Création Libertaire
Genres :

La fascinante démocratie du Rojava

Le contrat social de la Syrie du nord

par BANCE Pierre

Couverture d’ouvrage : La fascinante démocratie du Rojava
Éditions :Livre
ISBN : 979-10-93784-17-5
Taille : 15,00 x 21,00 cm
Pages : 600

Le Rojava n’est pas seulement une épopée militaire des Kurdes de Syrie contre  
l'État islamique, un havre d’émancipation pour les femmes, un imbroglio diplo-
matique digne de l’histoire moyen-orientale, un destin que l’on craint tragique,  
c’est aussi et d’abord une expérience politique et sociale inédite et fascinante.
PIERRE BANCE
Inédite, car elle lie, dans un même contrat social, la démocratie directe et le parle-
mentarisme. Alliage improbable de communes autonomes, d’assemblées législa-
tives et de conseils exécutifs fédérés. Fascinante, parce que fondée sur les droits de  
l’homme, les libertés fondamentales et l’écologie sociale, elle s’exprime au cœur  
d’un Proche-Orient pétri de dictatures, de démocraties chaotiques, d’États-nations  
aux visées hégémoniques, au milieu de sociétés aux coutumes patriarcales et aux  
pratiques religieuses conservatrices. Fascinante encore quand elle réussit à unir  
dans une même auto-administration, à égalité de droits et de devoirs, les peuples  
kurde, arabe, assyrien, chaldéen, turkmène, arménien, tchéchène, tcherkesse...  
de diverses confessions musulmanes, chrétiennes et yézidie, là où dominait la loi  
du plus fort.
Sans doute, tout ne fonctionne pas à merveille au nord de la Syrie. Comment  
pourrait-il en aller autrement avec la guerre impérialiste ottomane d’Erdoğan, la  
pression des obscurantistes du djihad, les menaces d’Assad de réinvestir le territoire  
et les trahisons des alliés russes et occidentaux. Néanmoins, tant les avancées en  
matière de droits et libertés que les expériences institutionnelles originales menées  
au Rojava intéresseront tous les démocrates qui cherchent à refonder un système  
de représentation déconsidéré. Comme ceux qui, de par le monde, aspirent à une  
société libérée de toute domination, car l’Administration autonome de la Syrie  
du Nord et de l’Est soulève la question de fond: comment se passer de l’État et  
dépasser le capitalisme?

L’auteur
Pierre Bance, docteur d’État en droit, ancien directeur des Éditions Droit et So-
ciété, est l’auteur d’Un autre futur pour le Kurdistan ? Municipalisme libertaire et  
confédéralisme démocratique (Noir et Rouge, 2017). Ses travaux sont publiés sur  
le site Autre futur (http://www.autrefutur.net/).

Parution :
Maison d’édition : Noir & Rouge
Genres :
Extrait :

Le Rojava n’est pas seulement une épopée militaire des Kurdes de Syrie contre
l'État islamique, un havre d’émancipation pour les femmes, un imbroglio diplo-
matique digne de l’histoire moyen-orientale, un destin que l’on craint tragique,
c’est aussi et d’abord une expérience politique et sociale inédite et fascinante.
PIERRE BANCE
Inédite, car elle lie, dans un même contrat social, la démocratie directe et le parle-
mentarisme. Alliage improbable de communes autonomes, d’assemblées législa-
tives et de conseils exécutifs fédérés. Fascinante, parce que fondée sur les droits de
l’homme, les libertés fondamentales et l’écologie sociale, elle s’exprime au cœur
d’un Proche-Orient pétri de dictatures, de démocraties chaotiques, d’États-nations
aux visées hégémoniques, au milieu de sociétés aux coutumes patriarcales et aux
pratiques religieuses conservatrices.

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Fascinante encore quand elle réussit à unir
dans une même auto-administration, à égalité de droits et de devoirs, les peuples
kurde, arabe, assyrien, chaldéen, turkmène, arménien, tchéchène, tcherkesse...
de diverses confessions musulmanes, chrétiennes et yézidie, là où dominait la loi
du plus fort.
Sans doute, tout ne fonctionne pas à merveille au nord de la Syrie. Comment
pourrait-il en aller autrement avec la guerre impérialiste ottomane d’Erdoğan, la
pression des obscurantistes du djihad, les menaces d’Assad de réinvestir le territoire
et les trahisons des alliés russes et occidentaux. Néanmoins, tant les avancées en
matière de droits et libertés que les expériences institutionnelles originales menées
au Rojava intéresseront tous les démocrates qui cherchent à refonder un système
de représentation déconsidéré. Comme ceux qui, de par le monde, aspirent à une
société libérée de toute domination, car l’Administration autonome de la Syrie
du Nord et de l’Est soulève la question de fond: comment se passer de l’État et
dépasser le capitalisme?

L’auteur
Pierre Bance, docteur d’État en droit, ancien directeur des Éditions Droit et So-
ciété, est l’auteur d’Un autre futur pour le Kurdistan ? Municipalisme libertaire et
confédéralisme démocratique (Noir et Rouge, 2017). Ses travaux sont publiés sur
le site Autre futur (http://www.autrefutur.net/).

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Longo Maï

par WILLETTE Luc

Couverture d’ouvrage : Longo Maï
Éditions :Livre
ISBN : 286738936
Taille : 13,50 x 21,00 cm
Pages : 220

Mai 68 a vu éclore maintes tentatives de vie communautaire qui, non sans rappeler les phalanstères du XIXe siècle, se sont constituées à partir d’un refus de la société. La plupart ont échoué, sauf Longo Maï : malgré les attaques, les calomnies, les tracasseries policières, cette communauté de vingt-quatre jeunes venus d’Autriche, de Suisse ou d’ailleurs pour s’installer en Haute-Provence, au pays de Giono, tient le pari de son nom, qui signifie en provençal « pourvu que ça dure ! » Elle compte maintenant deux cents membres. Pourquoi ? Peut-être parce que Longo Maï a dépassé le refus, parce qu’elle construit, essaime et développe de nombreux réseaux de solidarité internationaux. Parce que l’utopie s’accompagne toujours chez elle d’un souci du concret : la terre est devenue fertile, les troupeaux prospèrent, l’école du village rouvre, la musique et les éclats de voix y résonnent des nuits entières et une vraie radio libre, Radio Zinzine, y diffuse une parole des plus impertinentes. Luc Willette fait revivre les moments de lutte et de fête, les échecs et les victoires quotidiennes qui ont ponctué ces vingt ans de vie communautaire.

Parution :
Maison d’édition : Syros
Genres :

Rage de camp

pistes et outils pour un campement autogéré

par COLLECTIF

Couverture d’ouvrage : Rage de camp
Éditions :Livre
Taille : 16,00 x 27,00 cm
Pages : 324

Rage de camp, c’est un essai, un outil, un petit pavé à balancer à la face de ce monde pourri !

À l’intérieur on a tenté de répondre à quelques questions épineuses quand on veut se retrouver à nombreux-ses. Par exemple : comment assurer la bouffe pour plusieurs centaines de personnes ? De quels espaces et de quels rôles a-t-on besoin pour se sentir toutes et tous bien ? Est-ce que tout est à prix libre ? Et pour l’élec’, c’est quoi le mieux : groupe électro ou piratage du réseau ?

Mais c’est pas tout, parce que mettre sur pied un campement avec une autogestion qui roule, c’est galère. On n’a pas toutes les solutions, on n’a pas tout essayé et on s’est parfois planté·e·s en beauté. C’est pour ça que ce bouquin est là : pour raconter tout ça, à plusieurs voix.

À l’intérieur y a aussi des trucs pour discuter à 200 en trois langues différentes ; des tuyaux pour assembler des tuyaux d’eau ; des réflexions sur le pouvoir, l’organisation et sa litanie de commissions ; des ficelles pour monter des actions avec legal et medic team sur le qui-vive ; des douces injonctions à la communication (sécurisée!) ; des pistes pour composer sans se décomposer… Un tour d’horizon, quoi.

Ouvrir et partager nos perspectives révolutionnaires, ce n’est pas une mince affaire. On espère que ce petit guide aidera à monter un camp mieux que nous !

Ramène ta pioche, tes potes, et ton chap’ !

Rage de Camp, pistes et outils pour un campement autogéré est un bouquin auto-édité à 500 exemplaires. Ce livre a été écrit, illustré, mis en page et diffusé par un collectif de personnes amateureuses dans cette « discipline ». Il a pour objectif de donner des pistes et des outils pour l’organisation d’évènements autogérés. L’idée de ce livre est née suite au campement d’août 2015 à Bure. Nous avons voulu transmettre et partager les expériences vécues lors de l’organisation de ce moment. Revenir sur ce qui a marché, réfléchir aux erreurs, essayer de faire en sorte de ne pas réinventer l’eau chaude.

Parution :
Maison d’édition : Rage de camp
Genres :

bolo’bolo

une utopie pour l'an 2000?

par P.M.

Couverture d’ouvrage : bolo’bolo
Éditions :Livre
ISBN : 2-8290-0066-8
Taille : 11,50 x 16,50 cm
Pages : 180

Bolo’Bolo est un essai écrit en 1983 par le mystérieux « p.m. », un écrivain suisse de langue allemande que l’on suppose né en 1946 (à moins qu’il ne s’agisse d’un non moins mystérieux collectif « PostModerne »). Après avoir rappelé les horreurs bien connues de la « Machine Travail » planétaire, PM propose un nouvel agencement qui nous permettrait de lui échapper. Cet agencement repose sur les « bolos », des sortes de communautés productives, dotées d’une identité culturelle particulière, des « foyers d’appropriation des valeurs d’usage » susceptibles de se fédérer librement dans des ensembles plus vastes. Une nouvelle langue l’« Asa’Pili », est élaborée pour définir les éléments de bases du nouveau contrat planétaire qui lie les bolos entre eux. « BOLO‘BOLO est l'une de ces manœuvres irréalistes, amorales et égoïstes qui détournent l'attention des luttes contre le pire. BOLO‘BOLO est aussi une modeste proposition pour un nouvel arrangement sur notre vaisseau spatial après la disparition de la Machine. ». En 1998, Bolo’bolo a été enrichie d’une préface intitulée « La mort lente de l’économie », dans laquelle PM nous donne quelques indications sur les possibles manières de réaliser Bolo’bolo et sur la phase de transition qui doit nous y conduire. Grand classique de l’utopie, Bolo’Bolo est un catalogue génial, une réserve d’idées lumineuses ou loufoques, une provision de solutions pratiques, que chacun pourra employer pour construire le nouveau monde !

Parution :
Maison d’édition : Editions d'En Bas
Genres :

Manifeste pour la Terre et l’humanisme

par RABHI Pierre

Couverture d’ouvrage : Manifeste pour la Terre et l'humanisme
Éditions :Livre
ISBN : 978-2-7427-9308-2
Taille : 11,00 x 17,50 cm
Pages : 144

Au-delà des catégories, des nationalismes, des idéologies, des clivages politiques et de tout ce qui fragmente notre réalité commune, le temps nous semble venu de faire appel à l'insurrection et à la fédération des consciences pour mutualiser ce que l'humanité a de meilleur et éviter le pire.

Parution :
Maison d’édition : Actes Sud
Genres :

Écopunk

Les punks, de la cause animale à l’écologie radicale

par BLAKE Dom, HEIN Fabien

Couverture d’ouvrage : Écopunk
Éditions :Livre
ISBN : 978-2-36935-036-1
Pages : 220

Le punk rock est un formidable élan de créativité et d’énergie artistique qui se décline dans de multiples sous-genres. Mais c’est aussi une constellation d’idées et de pratiques collectives qui forment depuis les années 1980 un puissant mouvement contestataire, notamment sur le plan écologique.

Ce livre montre que la contre-culture punk, et en particulier son courant anarcho-punk, a eu, depuis plus de trente ans, une influence décisive dans la diffusion de représentations et de modes d’action politiques et environnementaux. Du véganisme à la permaculture, de la défense des animaux contre l’industrie agroalimentaire à celle de la nature face à la prédation techno-industrielle, de la création de zones autonomes temporaires dans les villes à la recherche de l’autonomie collective en milieu rural, les punks ont su détecter et s’approprier avant l’heure de nouvelles formes de résistance à l’ordre néolibéral triomphant. L’extraordinaire vitalité de leur scène musicale en a permis la circulation auprès de tout un pan de la jeunesse revolutionnaire, et si une part de cette révolte semble avoir été absorbée par la culture dominante, sa forme peut-être la plus radicale lutte aujourd’hui pour inventer un autre monde dans les brèches du capitalisme.

Parution :
Maison d’édition : le passager clandestin
Genres :

À propos des auteurs

BLAKE Dom

HEIN Fabien

Murray Bookchin et l’écologie sociale

Une biographie intellectuelle

par GERBER Vincent

Couverture d’ouvrage : Murray Bookchin et l’écologie sociale
Éditions :Livre
ISBN : 978-2-89719-045-3
Pages : 180

Préface de Jean-François Filion

Pionnier de l'écologie politique, Murray Bookchin demeure malheureusement encore trop peu connu du grand public. Pourtant, l’homme a anticipé, dans les années 1950-60, des problèmes environnementaux et de santé très concrets. Mais il fut surtout un des premiers penseurs à intégrer la dimension sociale et politique à la question écologique et à envisager l’écologie comme levier d’opposition au capitalisme.

Père de l’écologie sociale, Bookchin partait du postulat que nos rapports de domination se transposent dans notre relation avec la nature. L’établissement d’une société écologique passe donc nécessairement par la résolution de nos problèmes sociaux. Reconnu comme l’un des derniers théoriciens de l’anarchisme, il a ainsi proposé de nouveaux modèles d’organisation sociale, que ce soit le municipalisme libertaire ou le communalisme.

Depuis sa mort, en 2006, aucun ouvrage couvrant l’ensemble de sa pensée ne lui avait été consacré dans l’espace francophone. Murray Bookchin et l’écologie sociale vient combler ce vide. Choisissant le mode de la biographie intellectuelle, Vincent Gerber croise les événements biographiques de Bookchin avec l’évolution de sa pensée au fil du temps. Il offre ainsi une vue d’ensemble claire, synthétique mais aussi critique de l’écologie sociale, tout en analysant les thèmes qui traversent ce mouvement d’écologie radicale : décentralisation, démocratie directe, technologies et villes à échelle humaine, etc.
Car comme le dit l’auteur, « réactualiser Bookchin, c’est apporter des pistes de réflexion et des arguments aux débats et questionnements qui vont occuper nos sociétés durant les prochaines décennies ».

Parution :
Maison d’édition : écosociété
Genres :