Indignez-vous !

par HESSEL Stéphane

Couverture d’ouvrage : Indignez-vous !
Éditions :Livre
ISBN : ISBN 978-2-911939-76-1
Pages : 32

Certes, les raisons de s’indigner dans le monde complexe d’aujourd’hui peuvent paraître moins nettes qu’au temps du nazisme. Mais « cherchez et vous trouverez » : l’écart grandissant entre les très riches et les très pauvres, l’état de la planète, le traitement fait aux sans-papiers, aux immigrés, aux Roms, la course au « toujours plus », à la compétition, la dictature des marchés financiers, jusqu’aux acquis bradés de la Résistance – retraites, Sécurité sociale…

Pour être efficace, il faut, comme hier, agir en réseau : Attac, Amnesty, la Fédération internationale des Droits de l’homme… en sont la démonstration. Alors, on peut croire Stéphane Hessel, et lui emboîter le pas, lorsqu’il appelle à une « insurrection pacifique ».

Extrait :

« Je crois effectivement que la non violence détient l’avenir. La non-violence détient le progrès de l’humanité. La violence ne les détient pas, même si on ne peut éviter la violence et par conséquent la condamner.

Et là, je rejoins Sartre, on ne peut pas condamner les terroristes qui jettent des bombes, on peut les comprendre. Sartre écrit en 1947 : « Je reconnais que la violence sous quelque forme qu’elle se manifeste est un échec. Mais c’est un échec inévitable parce que nous sommes dans un univers de violence. Et s’il est vrai que le recours à la violence reste la violence qui risque de la perpétuer, il est vrai aussi c’est l’unique moyen de la faire cesser. » A quoi j’ajouterais que la non-violence est un moyen plus sûr de la faire cesser.

On ne peut pas soutenir les terroristes comme Sartre l’a fait au nom de ce principe pendant la guerre d’Algérie, ou lors de l’attentat des jeux de Munich, en 1972, commis contre des athlètes israéliens. Ce n’est pas efficace et Sartre lui-même finira par s’interroger à la fin de sa vie sur le sens du terrorisme et à douter de sa raison d’être. Se dire, la violence n’est pas efficace, ça, c’est bien plus important que de savoir si on doit condamner ou pas ceux qui s’y livrent.

Le terrorisme n’est pas efficace. Dans la notion d’efficacité, il faut une espérance non violente. S’il existe une espérance violente, c’est dans la poésie de Verlaine : « Que l’espérance est violente » ; pas en politique. A nouveau, je cite Sartre, ses tout derniers mots en mars 1980, à trois semaines de sa mort : « Il faut essayer d’expliquer pourquoi le monde de maintenant, qui est horrible, n’est qu’un moment dans le long développement historique, que l’espoir a toujours été une des forces dominantes des révolutions et des insurrections, et comment je ressens encore l’espoir comme ma conception de l’avenir. »

Il faut comprendre que la violence tourne le dos à l’espoir. Il faut lui préférer l’espérance, l’espérance de la non violence. C’est le chemin que nous devons apprendre à suivre. Aussi bien du côté des oppresseurs que des opprimés, il faut arriver à une négociation pour faire disparaître l’oppression ; c’est ce qui permettra de ne plus avoir de violence terroriste. C’est pourquoi il ne faut pas laisser s’accumuler trop de haine. »

Parution :
Maison d’édition : Indigène Editions
Genres :

Petit guide de la Françafrique

Un voyage au coeur du scandale

par COLLECTIF

Couverture d’ouvrage : Petit guide de la Françafrique
Éditions :Livre
Taille : 15,00 x 20,00 cm
Pages : 95
Parution :
Maison d’édition : Survie
Genres :
Extrait :

La Françafrique, système de domination et d’ingérence basé sur des mécanismes officiels et officieux, n’est apparue dans le débat public qu’au début des années 2000. Devenue dérangeante pour l’image des politiques français, elle fait depuis quelques années l’objet de déclarations tonitruantes (d’hypocrisie et de fausseté) sur la « rupture » ou la « fin de la Françafrique » que revendiquent les présidents français successifs. On reconnaît ainsi, pour mieux les enterrer symboliquement, que les relations criminelles entre la France et les pays de son traditionnel pré carré africain, se sont fondées depuis les indépendances officielles sur le détournement de l’aide publique, le pillage des matières premières, le soutien politique et militaire à des régimes autocratiques et corrompus, la participation directe ou indirecte à des coups d’État et des guerres civiles, etc. Une victoire pour la vérité historique, mais l

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enjeu est bien de démontrer que ces relations se perpétuent aujourd’hui, malgré leurs évolutions.

Pour vous aider à découvrir cette Françafrique trop méconnue et ses mutations en cours, l’association Survie vous propose donc cette nouvelle version de son célèbre guide, indispensable à tout voyageur tourné vers l’Afrique et la solidarité internationale. Vous pourrez ainsi découvrir un à un les pays, les principaux acteurs officieux et institutionnels du moment, ainsi que certains des exemples les plus marquants de ces relations criminelles qui perdurent entre la France et le continent africain. Mais le voyage ne serait pas complet sans une virée vers les résistances et les alternatives, que ce guide actualisé n’omettra pas de vous suggérer.

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A nos clients

Insurrection et double pensée

par ANONYME

Couverture d’ouvrage : A nos clients
Éditions :Livre
Taille : 10,00 x 15,00 cm
Pages : 116

A ceux pour qui la fin d'une civilisation est une affaire de librairie ou d'épicerie;
A ceux qui considèrent l'insurrection comme une brèche dans le monopole du mensonge, de la représentation du pouvoir;
A ceux qui risquent de deviner que derrière l'épais brouillard de "la crise", il y a un théâtre d'opérations, de manœuvres, de stratégies - et donc la possibilité d'une autopromotion;
A ceux qui portent des coups pour occuper des sièges dans les conseils municipaux;
A ceux qui guettent le moment propice pour aller s'exhiber dans les mas-medias;
A ceux qui ne cherchent pas des complices, mais des amis politiques;
A ceux qui se moquent du refus de participer à ce monde
A ceux qui organisent les autres dans un parti, peut être - pourquoi pas - dans un parti historique ;
A ceux qui veulent faire naître une force révolutionnaire, pourvu qu'elle soit institutionnelle;
une contribution à un débat qui nécessite une pensée unique partagée par tous.

En 2016, en réponse au livre À nos amis du Comité invisible ; un pamphlet anonyme intitulé À nos clients est publié par « Qu'est ce que tu fabriques ? éditions ». Ce livre reprend et détourne les codes graphiques, stylistiques et typographiques originaux.

Parution :
Maison d’édition : Qu’est-ce que tu fabriques ?
Genres :