Longo Maï

par WILLETTE Luc

Couverture d’ouvrage : Longo Maï
Éditions :Livre
ISBN : 286738936
Taille : 13,50 x 21,00 cm
Pages : 220

Mai 68 a vu éclore maintes tentatives de vie communautaire qui, non sans rappeler les phalanstères du XIXe siècle, se sont constituées à partir d’un refus de la société. La plupart ont échoué, sauf Longo Maï : malgré les attaques, les calomnies, les tracasseries policières, cette communauté de vingt-quatre jeunes venus d’Autriche, de Suisse ou d’ailleurs pour s’installer en Haute-Provence, au pays de Giono, tient le pari de son nom, qui signifie en provençal « pourvu que ça dure ! » Elle compte maintenant deux cents membres. Pourquoi ? Peut-être parce que Longo Maï a dépassé le refus, parce qu’elle construit, essaime et développe de nombreux réseaux de solidarité internationaux. Parce que l’utopie s’accompagne toujours chez elle d’un souci du concret : la terre est devenue fertile, les troupeaux prospèrent, l’école du village rouvre, la musique et les éclats de voix y résonnent des nuits entières et une vraie radio libre, Radio Zinzine, y diffuse une parole des plus impertinentes. Luc Willette fait revivre les moments de lutte et de fête, les échecs et les victoires quotidiennes qui ont ponctué ces vingt ans de vie communautaire.

Parution :
Maison d’édition : Syros
Genres :

Longo mai Révolte et utopie après 68

vie et autogestion dans les coopératives européennes

par GRAF Beatriz

Couverture d’ouvrage : Longo mai Révolte et utopie après 68
Éditions :Livre
ISBN : 3-908544-83-1
Taille : 16,00 x 21,00 cm
Pages : 176

En 1973, une poignée de jeunes d'Autriche, d'Allemagne et de Suisse ont lancé le projet plein d'espoir d'une "coopérative européenne" appelée Longo maï. Beatriz Graf, qui est impliquée depuis le tout début, décrit en détail la genèse et l'histoire de ces établissements pionniers européens uniques. Pour la première fois, un initié donne un aperçu du légendaire Longo maï et explore la question de savoir ce qu'est devenue l'alternative de vie mondiale et comment Longo maï s'est développée et a changé en 30 ans.

Beatriz Graf (*1955)

Beatriz (Trixie) Graf est née à Rio de Janeiro en 1955. À l'âge de trois ans, elle est venue à Vienne, où elle a grandi et obtenu son diplôme d'études secondaires en 1973. Elle s'est ensuite rendue à Longo maï en Provence pour les vacances d'été. Les vacances se sont avérées plus longues que prévu, car elle est restée et a fait partie de Longo maï. Ses principales activités à Longo maï étaient les publications, la musique et la finance. En 1999, elle a décidé d'étudier la littérature et l'histoire allemandes à l'université d'Aix en Provence. Aujourd'hui, elle vit à Vienne et enseigne dans un lycée humaniste. Beatriz Graf a trois enfants et est une grand-mère enthousiaste.

Parution :
Maison d’édition : Thesis
Genres :

Rage de camp

pistes et outils pour un campement autogéré

par COLLECTIF

Couverture d’ouvrage : Rage de camp
Éditions :Livre
Taille : 16,00 x 27,00 cm
Pages : 324

Rage de camp, c’est un essai, un outil, un petit pavé à balancer à la face de ce monde pourri !

À l’intérieur on a tenté de répondre à quelques questions épineuses quand on veut se retrouver à nombreux-ses. Par exemple : comment assurer la bouffe pour plusieurs centaines de personnes ? De quels espaces et de quels rôles a-t-on besoin pour se sentir toutes et tous bien ? Est-ce que tout est à prix libre ? Et pour l’élec’, c’est quoi le mieux : groupe électro ou piratage du réseau ?

Mais c’est pas tout, parce que mettre sur pied un campement avec une autogestion qui roule, c’est galère. On n’a pas toutes les solutions, on n’a pas tout essayé et on s’est parfois planté·e·s en beauté. C’est pour ça que ce bouquin est là : pour raconter tout ça, à plusieurs voix.

À l’intérieur y a aussi des trucs pour discuter à 200 en trois langues différentes ; des tuyaux pour assembler des tuyaux d’eau ; des réflexions sur le pouvoir, l’organisation et sa litanie de commissions ; des ficelles pour monter des actions avec legal et medic team sur le qui-vive ; des douces injonctions à la communication (sécurisée!) ; des pistes pour composer sans se décomposer… Un tour d’horizon, quoi.

Ouvrir et partager nos perspectives révolutionnaires, ce n’est pas une mince affaire. On espère que ce petit guide aidera à monter un camp mieux que nous !

Ramène ta pioche, tes potes, et ton chap’ !

Rage de Camp, pistes et outils pour un campement autogéré est un bouquin auto-édité à 500 exemplaires. Ce livre a été écrit, illustré, mis en page et diffusé par un collectif de personnes amateureuses dans cette « discipline ». Il a pour objectif de donner des pistes et des outils pour l’organisation d’évènements autogérés. L’idée de ce livre est née suite au campement d’août 2015 à Bure. Nous avons voulu transmettre et partager les expériences vécues lors de l’organisation de ce moment. Revenir sur ce qui a marché, réfléchir aux erreurs, essayer de faire en sorte de ne pas réinventer l’eau chaude.

Parution :
Maison d’édition : Rage de camp
Genres :

Détruire les villes avec poésie et subversion

Désurbanisme, fanzine de critique urbaine (2001-2006)

par COLLECTIF

Couverture d’ouvrage : Détruire les villes avec poésie et subversion
Éditions :Livre
ISBN : 979-10-91772-02-0
Taille : 14,00 x 20,00 cm
Pages : 552

« Détruire les villes ?
Mais vous n'y pensez pas ?
Mais si, mais si, on y pense... évidemment on ne va pas y aller au bulldozer ; pas non plus avec le dos de la cuillère. Pour l'instant, on utilise la poésie pour semer le doute dans les têtes... Et si une nuit étoilée ou une énorme vague avait plus de sens qu'un bus bondé aux heures de pointe? »

Espace dominé et structuré par le Capital, la ville offre un terrain de lutte et de critique du capitalisme.
Publié de 2001 à 2006, Désurbanisme est un fanzine d'amoureux des villes passionnés par leur destruction, une boite à outils mêlant pensées et expériences critiques dans laquelle la lutte peut puiser du combustible.

Parution :
Maison d’édition : Le monde à l'envers
Genres :

L’Âge du faire

Hacking, travail, anarchie

par LALLEMENT Michel

Couverture d’ouvrage : L'Âge du faire
Éditions :Livre
ISBN : 9782021190496
Taille : 15,00 x 27,00 cm
Pages : 448

De nouveaux lieux de conception, de production et de collaboration voient aujourd’hui le jour un peu partout dans le monde. Équipés de machines industrielles comme des plus récents équipements informatiques, les hackers inventent un nouveau modèle d’activité : le faire (make). À distance des exigences imposées par le marché et les grandes organisations bureaucratiques, les membres des hackerspaces et autres laboratoires de fabrication font du travail une fin en elle-même, sans que quiconque n’impose d’objectifs, de délais, de contraintes… Juste l’envie de faire pour soi.

Fruit d’une enquête ethnographique menée dans la région de San Francisco, là où les chantres de la contre-culture libertaire côtoient les entrepreneurs de la Silicon Valley, ce livre plonge au cœur du mouvement faire. Il en décrit les origines historiques ainsi que ses multiples impacts sur l’économie et la société. Michel Lallement a partagé la vie des hackers, les a regardé inventer, bidouiller et s’organiser au quotidien dans des communautés frottées, pour certaines d’entre elles, aux principes de l’anarchisme. Il les a fait raconter et expliquer leurs vie, leurs choix, leurs idées.

Parution :
Maison d’édition : Seuil
Genres :

Les communautés libertaires agricoles et artistiques en pays catalan (1970-2000)

par BONNEL Jean-Pierre, GERARD Paul

Couverture d’ouvrage : Les communautés libertaires agricoles et artistiques en pays catalan (1970-2000)
Éditions :Livre
ISBN : 978-2-84974-233-4
Taille : 15,00 x 22,00 cm
Pages : 180

Dans le sillage de mai 68, les années 1970 sont une formidable explosion de jeunesse, de désir, de libération. Le vieux monde craque de partout. C’est le temps rêvé des ruptures, des révoltes, des expériences.
Dans ces années-là, ils avaient 20 ans, ils voulaient échapper à la routine « métro, boulot, dodo », réagir contre le mode de production capitaliste et la société de consommation, s’associer avec d’autres pour vivre autrement et porter ensemble un projet commun libérateur. Ce fut le temps des communautés, rurales, urbaines, agricoles, artistiques et autres collectifs, d’esprit libertaire pour la plupart.
Dans ces années-là, en pays catalan, les 40 personnes qui racontent, dans ce livre, leur expérience communautaire, ont fait ce choix. Ils ont loué des mas et des terres dans des espaces en voie de désertification. Ils y ont vécu, travaillé et mis en pratique leurs idéaux. Les Carboneras, le mas Julia, Vilalte, Montauriol, St Jean de l’Albère, Malabrac, Fontcouverte, Cailla, Opoul, le mas Planères, Canaveilles, Fillols… autant de noms qui claquent comme des symboles de liberté, de sens et d’humanité.

Ils témoignent, 40 ans après, des gestes simples, de la solidarité, des échanges, des rires et des drames, des rêves et de l’amour qui ont forgé leurs existences. Avec cette expérience, ils ont participé à l’évolution des mentalités, ils ont fait bouger les lignes et provoqué en quelque sorte les grands débats sociétaux de la fi n du XXe et début XXIe siècles.

Ils sont les 40 auteurs de ce livre, un livre collectif, dont Jean-Pierre Bonnel a été le moteur, le scribe et le passeur et Paul Gérard le coordinateur attentif. Le temps d’une préface, Ronald Creagh a bien voulu joindre sa réflexion à la leur.

Parution :
Maison d’édition : Trabucaire
Genres :
Critiques :Raoul a écrit:

Livre facile à lire.
Émouvant témoignage historique des communautés post 68 avec certaines expérimentations très poussées, ce qui permet déjà de se faire une idée de pourquoi certains lieux duraient plus longtemps que d’autres. Un bon tour d’horizon des luttes des 70’s dans les Pyrénées Orientale. Très agréable à lire.


À propos des auteurs

BONNEL Jean-Pierre

GERARD Paul

Vivre l’anarchie

Expériences communautaires et réalisations alternatives antiautoritaires

par COLLECTIF

Couverture d’ouvrage : Vivre l’anarchie
Éditions :Livre
ISBN : 978-2-35104-041-6
Taille : 14,50 x 21,00 cm
Pages : 158

Loin de l’image d’Épinal de l’anarchiste poseur de bombes ou doux rêveur, les courants libertaires ont su impulser dès leur origine des pratiques militantes visant à favoriser le changement radical au moyen de réalisations de projets de communautés de vie ou de travail en rupture avec les conditions de vie et de production de leur temps. Cette volonté de commencer les transformations souhaitées ici et maintenant sans attendre le jour hypothétique de la révolution sociale n’a pas été l’apanage exclusif des courants libertaires. Elle prolonge, à sa manière, les pratiques des réformateurs sociaux d’avant 1848 qui les envisageaient explicitement comme des formes d’expérimentation sociale.

Nous reproduisons ici les actes du colloque Vivre l’anarchie : expériences communautaires et réalisations alternatives antiautoritaires (XIXe et XXe siècles) qui s’est tenu du 1er au 3 mai 2009 au château de Ligoure, en Haute-Vienne. Organisé à l’initiative du Centre international de recherches sur l’anarchisme (CIRA) du Limousin, cette rencontre a permis pendant trois jours aux nombreux participants de mieux connaître et faire connaître cette conception anarchiste du changement social que l’on peut appeler « réalisatrice ».

Parution :
Maison d’édition : Atelier de Création Libertaire
Éditeurs :
Genres :